E-commerce au Maroc et mon passage sur l’émission Génération News

J’étais honoré par l’invitation de l’animateur Oussama Benjelloun pour participer à l’émission/débat « Génération News » dont le thème de la semaine était celui de l’e-commerce au Maroc. La présence de Samira Gourroum qui est la directrice de la société Maroc Telecommerce, de Jamila Mennani fondatrice du site Babiesmall.ma et du bloggeur Mehdi Tazi me donnait le pressentiment que le débat serait intéressant, je vous livre la vidéo de l’émission en bas de cet article afin de la visionner sur vous l’avez ratée.

Je ne saurais pas faire un résumé de l’émission, mais je voudrais soulever quelques points clés pour complément d’information.

La taille minime et l’évolution du marché marocain

Avec 480.000.000 dhs de chiffre d’affaire du paiement en ligne qui représente 7% des paiement effectués par carte bancaire durant le premier semestre 2013, la taille de ces échanges restent très minimes par rapport à des chiffres internationaux comme les 96 milliards de dollars effectuées en Grande Bretagne durant l’année 2012, ce que nous n’avons peut être pas dit pendant l’émission, est que ce chiffre (les 480 millions) représentent seulement les paiements effectués en ligne, il ne faut pas oublier que dans le e-commerce, beaucoup de transactions se font en offline, l’absence de chiffres exacts ne nous permet pas de savoir quel chiffre d’affaire exact génère le e-commerce au Maroc.

Le frein psychologique

Ce frein continue encore à sévir au dépend de la floraison du commerce en ligne au Maroc, beaucoup de cadres et de citoyens pourtant utilisateurs assidus du web sont encore dans l’état de peur face à tout achat en ligne, mais n’hésitent pas à utiliser les sites e-commerce pour acheter ou consulter les offres et les payer au moment de la livraison ou en se déplaçant au magasin si le site est adossé à une marque ayant pignon sur rue. L’abolition de ce frein est l’affaire des e-marchand comme tous les acteurs impliqué dans l’activité e-commerce, l’éducation du « client » passe par le travail didactique et informationnel que devra faire tout acteur pour favoriser l’échange et pérenniser les bonne pratiques dans ce sens.

Le « monopole » de Maroc Telecommerce

Ce que nous avons appris lors de cette émission, est que des acteurs nouveaux se préparent pour intégrer le marché marocain, une action qui reste à vérifier durant les mois à venir, l’arrivée de tels acteurs (pour un aussi petit marché) arrivera-t-elle à changer quelque chose dans l’e-commerce au Maroc? espérons que ces structures, surtout les internationales d’entre elles, s’installeront physiquement au Maroc en créant des structures et animeront de façon effective le microcosme e-commerce marocain, et ne seront pas juste des bureau de représentation avec une gestion à distance. Personnellement, je pense que l’e-commerce marocain n’est pas bloqué par un quelconque monopole d’un système de paiement en ligne, l’éducation des acteurs, l’environnement Micro-économique et les habitudes d’achat chez le consommateurs restent des points à prendre en considération avant de rentrer dans un débat stérile et sans fin.

« E-commerce » vs « Economie numérique »

Comme l’a souligné vivement Mme Samira Gourroum, le fait de payer ses factures en ligne, utiliser son ordinateur pour planifier un voyage ou faire du shopping constitue des briques essentielles qui bâtissent une « économie numérique » digne de ce nom, le fait de payer en ligne constitue une caractéristique fondamentale du e-commerce, non pas LA caractéristique pour parler e-commerce. Ce secteur emploi toute une chaîne de profils qui ne sont pas forcément liés au web ou à la technologie, à savoir les coursiers, livreurs, marketteurs, journalistes, bloggeurs, développeurs, designers, financiers… le e-commercant  est un commerçant comme les autres, qui doit se plier au mêmes lois (lire notre article sur les lois e-commerce) et règles du marché.

Assez de lire? je vous souhaite bon visionnage.