La chaleur humaine…

PS: Je voulais écrire sur mes quatre jours à  Casa, mais je me suis retrouvé en train d’écrire sur toi, c plus fort que moi…

Agréablement malgré moi, je passe quatre jours en dehors d’El Jadida, entre famille, et comme à  l’acoutumée, j’essaye de voir le maximum de gens que je connais, amis, partenaires et meme les clients… Cette chaleur me manquait, me manquaient aussi, mes amis de casablanca, j’en ai vu quelques uns, Jamal, Taher, Issam, Thami & Selma, Youssef… histoire de voir comment ils vont, d’être à  jour de ce qui se passe, de compenser le manque qu’on laissé quelques uns…

Au passage, un air d’amertume qu’une personne ne soit pas là , qui est sensée être celle qui est toujours juste à  côté, je pense à  elle à  chaque simple geste, je l’imagine en train de me remplir mon verre d’eau quand j’ettoufe, ou en train de l’aider à  ouvrir la bouteille de Coca d’un litre et demi, en train de la presenter a tout le monde histoire de la mettre dans le bain, en train de se moquer de la façon dont je mange, en train de me donner des conseils quand je bosse trop et de me dire « driiiiiiiiiissss, bezzaf 3lik… wa baraka rah ghadi tmout », en train de m’ordonner de traverser par le passage pieton, en train de me rappeller à  l’ordre si mon regard passe à  travers son épaule droite, en train de me regarder sans dire un mot, et essayer de me faire comprendre en silence quelque chose que l’âne qui court dans mon cerveau m’empêche d’y voir clair, en train de se moquer de moi quand je l’imite en disant « 9olt lik… » en oubliant mon « gelt lik… » des doukkalas… et j’attends… J’attends qu’elle soit là … même si dans mon esprit elle est logée en reine…

Tu me manques, j’en ai marre de n’écouter que ta voix, et de ne lire que tes écrits, pourquoi il a fallu que tu soit loin?…

Il est écrit que nous vivions ce calvaire, j’accepte, dieu en a voulu ainsi, mais toi… tu me manques… et je t’attendrais…