Triste, tout court…

tunnel

On ne naît pas triste, on ne le devient pas non plus, juste on se lève un matin avec un corps froid, un cœur qui frissonne, de tristesse, de solitude, de peur de cet inconnu… on est seul… pour un moment, tout est gris, maigre, malade… et l’on ressent ce sentiment qui n’advient qu’une fois tous les  je ne sais pas combien de temps, le sentiment d’un corps vidé, un esprit désert, loin de toute chose matérialisable, un mal de tête énorme se place petit à petit dans ma tête, qu’est ce que je suis en train de faire, qu’est ce que j’ai fais de ma vie, qu’est ce que je devais faire et que je n’ai pas pu entreprendre, et qu’est ce que je dois faire et que je n’ai pas encore en tête… Je préfère parfois ne pas me poser ce genre de questions, or, il se fait que ce même matin, toutes ces questions tombent par elles-mêmes, loin de tout lien humain, on est là, seul à penser à des choses qui ne sont pas forcément liées à moi tout seul, mais dont dépend le futur de tout un petit monde autour de moi… l’on n’a pas besoin d’une pyramide de baisers, d’une tempête d’amitié, d’une vague de caresses, d’un cyclone de douceur ou d’un océan de pensées, mais juste d’un semblant de sourire, d’un semblant de mot, d’une brise de confiance… pour faire installer ne serait ce qu’un brin d’optimisme…