Un café monsieur?

Actuellement, El jadida subit des changements, ni pour le meilleur ni pour le pire, mais pour devenir une « jdida Â» nouvelle ville, avec de nouvelles habitations, l’ancienne haria cède la place à  une avenue Mohamed V flamboyante, les anciens garages et carrières cèdent aussi la place a des immeubles multi étages flambant neufs, les nouveaux quartiers résidentiels se remplissent d’appartements et d’immeubles (encore) au nom du logement économique et de la nouvelle donne démographique.

Nos entrepreneurs et investisseurs dans un souci peut être esthétique, ne prévoient pas de rez-de-chaussée habitable pour un immeuble, peut être garage, commerces ou même parfois des hangars faisant guise d’ateliers, mais la plupart du temps ils prévoient un… café. On se demanderait sur le pourquoi d’un tel engouement pour ce genre d’établissements ? Nos concitoyens n’ont-ils rien à  faire que de siroter des cafés toute la journée ? Ou bien, serons nous en train de vivre un tel vide qu’on ne trouve nulle part o๠« tuer Â» le temps que dans un café ? Le mal est que la plupart de ces derniers se ressemblent, des chaises, une grande télé en prévision des grands événements footballistiques, des visages ternes dévisageant tout intrus.

Les cafés sont un lieu de rencontre par excellence, quelque soit la raison, amicale, affectueuse ou professionnelle, il est aussi une échappatoire de la vie quotidienne, on y déverse notre quotidien autour d’un pot, ça procure du plaisir mutuel à  chaque fois, il existe aussi quelques cafés dont la terrasse s’étale sur tout le trottoir, exemple le soir dans la grande avenue, ces terrasses-la sont archi remplies, les clients côtoient les passants, surtout les passantes, qui, modernité oblige, ont les habits de plus en plus légers, et de moins en moins cachants, le café ainsi ce transforme en perchoir de choix et de points névralgique qui ne permets de rater aucune àˆve qui passe, cette catégorie de clients devrait être contente avec l’ouverture des nouveaux cafés pieds sur sable sur plage, là  o๠toutes les àˆves sont en deux pièces.

Puisqu’une telle manie existe, on devrait peut être associer les cafés, à  une activité culturelle quelconque, animer des ateliers littéraires, artistiques ou même avoir des vrais cyber-café, on aura alors des nouvelles catégories de cafés, des cafés de théâtre, cafés-galerie, cafés des livres, cafés des sciences au lieu de cafés des négociants, cafés des avocats, cafés des amoureux… etc, malheureusement, quand on en parle au citoyen Lambda, il réponds la plupart du temps « c’est pas rentable, qui lira un livre dan un café ? Â», oui c’est malheureux de le dire, mais c’est vrai, le culturel ne paye plus de nos jours et ça, c’est une autre histoire d’éducation en premier lieu, nous demanderons nous qui aura le courage à  être le précurseur d’une telle initiative dans notre El jadida, celui qui croira en la loi de Tocqueville « l’offre créé sa propre demande Â».

On saluerais au passage un café connu de tous, orné de tableaux de peintres jdidis, au moins la bas, on vois quelque chose de différent.

Alors, votre café ? Léger ou corsé ?

Article de la semaine du 03/03/06 sur eljadida.ma